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Pu Luong

Un joyau de monts sylvestres, rizières et ruisseaux

Un parc national peu fréquenté, à un peu plus de 150 kilomètres au sud-ouest de Hanoi, devient de plus en plus une destination privilégiée par les visiteurs du Vietnam. Il s’agit de la réserve naturelle de Pu Luong, constituée de deux crêtes montagneuses parallèles, séparées par une vallée très agricole.

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Les rizières de Pu Luong
paisibles pour s’émerveiller des belles nuances de couleurs
Rencontre avec les Thaï Blancs
au marché pour découvrir leur mode de vie étonnant
La réserve naturelle de Pu Luong
une havre de paix idéal pour se ressourcer
La récolte du riz
par deux agriculteurs portant des chapeaux coniques
Un village
traditionnel de Pu Luong

La vallée est joliment décorée – ce n’est pas une exagération ! – par de splendides champs de riz et bassins piscicoles irrigués à l’aide de “norias”. Ces somptueuses roues d’eau sont les seules constructions visibles, avec les passerelles en bois et bambou et les maisons sur pilotis parsemées sur les hauteurs.

Les rizières en terrasse ou « horizontales » créent aussi toute une scénographie visuelle pour le plaisir des yeux. À trois ou quatre heures de route de la capitale, le tableau qu’elles offrent est d’une saisissante beauté géométrique, évoluant selon les saisons. Quand commence l’hiver, après les récoltes, elles forment des plans d’eau qui s’apparentent à des miroirs naturels, vus en surplomb. Elles se métamorphosent ensuite en tapis aux multiples nuances de vert ou de doré, selon les degrés de maturité des épis.

Un écrin de biodiversité autant apprécié que les destinations phares

Pu Luong, c’est aussi une jungle millénaire assez étendue dans laquelle on pénètre facilement. Elle couvre des monts à perte de vue et constitue un havre de paix et de fraicheur à tout moment, hors des sentiers battus. On est à l’abri des trappes à touristes, au contact avec une population discrète et bienveillante, vaquant à ses occupations. Celles-ci sont diverses, entre leurs maisons surélevées, les champs, les bassins d’aquaculture, les potagers et les ruisseaux. On croise aussi des habitants le long des sentiers, rapportant de la forêt la nourriture pour les animaux.

Cet écosystème de montagnes karstiques est la simplicité même, et s’apprécie au milieu de paysages aussi spectaculaires que rustiques. On s’y « perd » dans des vallées, clairières, et terres en altitude vierges ou cultivées. Elles sont séparées du monde extérieur et leurs mystères ne demandent qu’à être explorés petit à petit. Certains voyageurs ne disposant pas des trois semaines conseillées pour bien connaitre le Vietnam l’ont bien compris, en choisissant Pu Luong, parmi les nombreuses merveilles à visiter dans le pays en forme de S. 

La réserve située dans la province de Thanh Hoa offre un condensé de ce qui fait le charme unique de ses montagnes du Nord, dans une nature préservée. Elle se découvre en toute intimité, en échappant aux hordes touristiques et aux activités folkloriques compassées, avec l’œil toujours en éveil pour ne rien rater. À chaque instant, les amateurs de photos sont tentés de saisir leur appareil. On est dans l’authentique pur ou presque, au contact avec des Thaïs blancs surtout, un des deux principaux groupes ethniques de la région avec les Muong. Leurs femmes sont reconnaissables à la couleur du foulard qui couvre leur tête.

Ce joyau culturel et naturel – où le temps semble s’être arrêté – se révèle en cheminant dans ses terres bucoliques et forestières non accessibles en véhicules à quatre roues. Un des rares aménagements perceptibles, ayant un peu bousculé les coutumes ancestrales, est la création de lieux de séjour chez l’habitant. Ces « homestay » existent en toute logique, car il n’y a pas d’hôtel à proprement parler.

Des rizières et des secrets révélés progressivement

Les mots « Pu Luong » n’apparaissent nulle part, à quelques exceptions près comme sur de rares panneaux annonçant qu’on entre dans une zone d’ « éco-tourisme ». Le nom signifie « le sommet le plus haut du village » dans le dialecte des Thaïs, dont les racines sont les mêmes que le thaïlandais. Il fait référence au mont qui culmine à 1700 mètres, au nord-ouest de la réserve, et se gravit en cinq heures de marche. L’exercice est exigeant, mais amplement récompensé par la vue sur la vallée et la crête qui fait face.

Durant les randonnées, on passe aussi par des ponts de bois suspendus à travers des ruisseaux, des cascades et piscines naturelles, des bambouseraies. Sans oublier les imposantes ou discrètes maisons sur pilotis coiffées de chaumes rudimentaires, faites de feuilles de palmiers. Elles sont disséminées dans une verdure luxuriante où affleurent aussi des rochers noirs.

Le site se visite à tout moment, mais il faut y passer au moins deux jours afin de se balader à pied, voire à vélo ou en moto, entre la vingtaine de hameaux donnant sur la jungle tropicale ou les rizières. En février, la nouvelle saison de riz démarre avec les travaux des champs et le repiquage. Le vert fluo domine jusqu’au moment des premières récoltes, fin mai, quand jaunissent les terrasses. Le paysage s’anime avec les communautés qui s’activent dans leurs parcelles, entre les cours d’eau et norias. Cet assemblage est des plus relaxants pour les yeux… et les jambes après quelques heures de marche.

Certains préfèrent septembre-octobre au moment de la principale récolte, quand les champs offrent toutes les nuances du jaune au doré. Ce « paradis au milieu de la jungle » attire plus de visiteurs, le long des sentiers secs, propices aux longs treks. C’est moins le cas ensuite, en attendant les prochains semis au début de l’hiver, assez tempéré pour des Européens ou des Canadiens ! On a alors droit à une splendide mosaïque de plans d’eau et on savoure autant la nature, bien qu’il fasse plus frisquet. Il faut juste faire attention de ne pas glisser sur les pentes parfois boueuses.

Une forêt vierge aux habitants plus ou moins sauvages

On a également le plaisir de croiser des femmes avec leur chapeau coniques, s’occupant de leur champ, ou des hommes promenant leurs buffles sur une zone de pâturage. Comme les enfants, on peut aussi se baigner dans les ruisseaux ou au pied des cascades, avant de regagner un bungalow donnant sur de magnifiques vue de cultures en terrasses. La valeur de Pu Luong, dont le statut de réserve naturelle date du début de ce millénaire, seulement, est à la fois biologique, touristique, socio-économique et écologique.

Une balade à pied à travers les monts karstiques de Pu Luong permet de bien connaitre la jungle, en toute sécurité avec un guide local Thaï blanc, par exemple. La végétation est dense et diverse, des arbres teck et bambous aux bananiers et palmiers de toute sorte, notamment les aréquiers. Leur fruit, la noix d’arec, est utilisé pour produire le bétel, mastiqué par la population locale.

Le cadre donne lieu à tout type de curieuses et agréables découvertes, comme les jolies toiles d’araignées suspendues entre branches et feuilles, les fleurs multicolores notées ici ou là, ainsi que les papillons discrets comme la population locale. Pu Luong est également un des très rares endroits où l’on a repéré encore récemment des langurs de Delacour, singes au pelage noir et blanc (dont le nom est associé à celui du scientifique français qui les découvrit il y a près d’un siècle). La faune y est diverse, des poissons et mollusques d’eau douce aux oiseaux, chauve-souris, reptiles et même des jaguars. Ce biosystème unique est également connu pour ses cerfs, les plus observables étant élevés dans des fermes pour leurs bois aux vertus médicinales, selon les croyances locales.

Un bijou aquatique dans la montagne et la végétation

Pu Long est un festival idyllique de paysages bucoliques typiquement vietnamiens, avec ses montagnes calcaires découpées. Elles surplombent une vallée fluviale fertile de champs de riz et d’autres plantations comme le maïs, allant du vert au jaune lumineux. Depuis les pentes striées par des ruisseaux, on a parfois du mal à distinguer les bassins piscicoles des rizières aux aspects d’étangs géométriques, entre les récoltes. Certaines de ces parcelles sont alors couvertes d’un violet étincelant, formé par des lentilles d’eau, nourriture pour poissons dans les marres adjacentes.

La rivière Ma (« du cheval ») se trouve près de la réserve en bordure de sa crête méridionale, avec ses affluents et leurs cascades. Le torrent Suoi Pung est au cœur du dispositif, avec des ponts suspendus ou des passerelles parfois rudimentaires, faits de troncs de bambous et de planches de bois, et surtout les roues hydrauliques. Ces remarquables ouvrages artisanaux ne passent pas inaperçus et font partie intégrante du paysage. Disposés au bord des champs rizicoles et des bassins d’aquaculture, ils contribuent beaucoup à l’esthétique unique du lieu.

Ces “norias” sont caractéristiques de beaucoup de montagnes du Nord-Vietnam, issues ici du savoir-faire ancestral et du génie créatif des minorités ethniques Muong et Thaïs blancs. Elles permettent de submerger les champs, ce qui est nécessaire pour le type de riz qui y est cultivé. Elles servent aussi à élever vers les habitations de la vallée l’eau du Suoi Pung et d’autres courants rocailleux. Celle-ci est captée par des aubes en bambou qui tournent autour d’un axe en bois également local et très résistant. La roue fait plus de cinq mètres de diamètre et comprend une cinquantaine de palettes placées de façon équidistante afin d’assurer son équilibre et le déversement régulier de l’eau.

De nombreux villages avec leurs maisons traditionnelles

La réserve abrite une vingtaine de hameaux rustiques et tranquilles, regroupant généralement quelques dizaines de foyers au maximum. Ils sont en majorité Thaï blancs, établis le long des pentes de rizières en terrasse, avec des maisons sur pilotis parfois cachées derrière des arbres écrans ou sous le brouillard vite dissipé. Leurs toits sont faits de feuilles de palmiers empilées, soutenues par des armatures de bambou.

Ces demeures traditionnelles sont assez larges et peu éclairées par la lumière naturelle, car il y a rarement de fenêtres. Elles sont sobres mais confortables et solides, protégeant contre le froid comme contre la faune sauvage. Leur conception – selon des techniques ancestrales encore pratiquées – a peu évolué depuis le XIXème siècle, si ce n’est qu’elles disposent de l’électricité (mais généralement pas encore de wifi !).

On peut parfois assister au remplacement d’une toiture par des feuilles de palmier plus vertes et imperméables. Ou bien voir un habitant édifier une nouvelle armature, assis à cheval sur un tronc de bambou. On observe aussi des « bois de rose » immergés plusieurs mois dans les rizières, mis à l’épreuve pour les solidifier avant d’être utilisés comme pilotis. Il en est de même avec les futurs planchers de bambou, laissés sous le soleil et la pluie, le long des chemins.

La ruralité dans toute sa splendeur

En longeant le torrent Suoi Pung, on découvre progressivement des hameaux au milieu de paysages fascinants. Le contact avec les habitants se fait avec un guide vietnamien qui doit les écouter avec attention, car ils parlent surtout leur dialecte. Cela permet d’observer – voire de participer – à leurs travaux des champs ou d’élevage de buffles, bœufs bruns, chèvres, canard notamment. Il y a aussi l’aquaculture avec les poissons dans les bassins attenants aux maisons familiales, ou les activités de cueillette dans la forêt.

Bản Đôn, ou « village Don » dans la langue locale, est un des hameaux les plus accessibles tout en permettant d’emblée de saisir les merveilles exotiques et esthétiques de Pu Luong. Il faut traverser le torrent sur des petits ponts ne supportant que les bicyclettes ou les motos. Celles-ci, rares et discrètes, ne nuisent pas à l’ambiance paisible et écologique du site.

Plus loin dans la vallée, Ban Hieu (Bản Hiêu), traduction de « promontoire qui fait saillie » en langage Thaï, se révèle en gravissant une longue pente pas trop ardue. On y longe les cascades en gradin et de toutes tailles d’un courant qui zigzague entre terres cultivées et habitations en bois. Plusieurs d’entre elles offrent des hébergements très appréciés comme « homestay » et dans des bungalows, formule idéale pour profiter des hauteurs de Hieu.

On y parcourt le mont Thung Tam, nom retranscrit du Thaï uniquement parlé, un joli lieu de balade sylvestre à pied au-dessus des rizières. Ensuite, on peut essayer d’attraper des poissons dans le principal ruisseau et de les déguster chez l’habitant. Il est également possible de se baigner, même certains jours d’hiver, ce qui est très agréable à proximité des chutes où se forment des petits bassins.

Sur des terres encore plus reculées, le village de Kho Muong, peuplé par une soixantaine de familles en majorité Thaï blanc, est éblouissant. Il est situé dans une petite vallée élevée, au cœur de l’écosystème du parc national. On y accède après une assez longue randonnée permettant d’admirer des falaises grandioses en plus de la jungle et des rizières.

Ensuite, plus bas après avoir rejoint la route, on peut également visiter le marché ethnique de Pho Doan, à l’entrée du parc national. Il se tient deux fois par semaine et donne lieu à des spectacles folkloriques de danses et musiques traditionnelles, notamment les « sap » et « xoe » des Thaï. On y échange surtout des tissus produits localement, des herbes et légumes forestières, et même des insectes. 

Consultez-nous afin de recevoir des conseils et obtenir les informations nécessaires sur Pu Luong . Les experts locaux de l’agence Vietnam Découverte sont à votre disposition pour vous les donner.

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Mme Lan DUONG Conseillère voyage